Gaoussou Ouattara
sciopero della fame degli ivoriani emigrati per la liberazione dei generali Palenfo e Coulibaly, arrestati arbitrariamente in Costa d'Avorio46 persone della Costa DAvorio residenti in Italia sono in sciopero della fame dal 20 novembre scorso.Queste persone, attraverso il Comitato per la Legalità e la Democrazia in Costa dAvorio, chiedono la scarcerazione dei due generali Coulibaly e Palenfo che erano respettivamente numero uno e numero due dellex-regime militare che ha fatto il colpo di stato a dicembre scorso. I due generali sono stati accusati di attentato contro la persona del generale presidente Robert Guei, dopo che questi aveva tentato di usurpare la vittoria elettorale del nuovo presidente Laurent Gbagbo. La protesta popolare nelle strade di tutte le citta del paese e gli scontri fra le parti sono costati centinaia di morti che sono oggi i martiri della democrazia. Dopo una fuga il generale Guei è tornato a riconoscere la vittoria di Laurent Gbagbo e accettare una riconciliazione. Il Comitato richiama alla vigilanza sull'operato del nuovo governo che ha dichiarato di voler dare inizio a un cammino di riconciliazione e di ricostruzione del paese. Sembra però che Palenfo e Coulibaly siano in galera per il solo fatto di essere originari del nord del paese e musulmani. Il comitato chiede quindi la scarcerazione dei due generali e la ricerca della verità perché nel processo di riconciliazione ci sia chiarezza e luce su gin Costa dAvorio.
Delle persone attualmente in sciopero della fame, 17 sono a Cuneo , 25 a Brescia, 1 a Perugia, 2 a Roma e 1 a Udine.
grève de la faim à partir du lundi 20 novembre 2000 à minuit pour exiger la libération des généraux palenfo et Coulibaly sans condition et immédiatement LARBITRAIRE ET LE TRIBALISME GENOCIDAIRE SOUS LE DICTATEUR MILITAIRE GUEI CONTINUE SOUS LE PRESIDENT CIVIL«ELU» DU GENERAL GBAGBOLe cas de lincarceration des deux generaux Palenfo et CoulibalyLe 8 novembre 2000 , les généraux Lassana Palenfo et Abdoulaye Coulibaly respectivements numéros 2 et 3 du régime militaire qui a renversé Mr Henri Konan Bédié le 24 decembre 1999 ont été mis aux arrêts par le nouveau régime du président Laurent Gbagbo élu le 22 octobre dernier. Cette arrestation fait suite au mandat darrêt lancé par lex-chef de la junte militaire le général Robert Guéi contre ces deux principaux collaborateurs quils a accusé dêtre les responsables de lattaque contre son domicile abidjanais dans la nuit du 17 au 18 septembre, et quil a présenté comme une tentative dassassinat. Les généraux Palenfo et Coulibaly ont toujours clamé leur innocence, parlant dun «coup monté» par le général Guéi, quils ont également accusé davoir plusieurs fois tenté de les «éliminer». Au lendemain de cet assaut au domicile du général Guéi les généraux Palenfo et Coulibaly ont trouvé utile de se refugier à lAmbassade du Nigeria en Côte dIvoire. Considérant leur vie en danger devant des menaces réelles denlèvement,pour eviter ont ils dit de se «jeter dans la gueule du loup». Il faut signaler quavant leur fuite les deux généraux avaient été lobjet de harcelèments et de perquisitions à leur domicile et avaient été déchargés de leurs fonctions aussi bien au sein du gouvernement que de lorgane que dirigeait la junte militaire au pouvoir appelé CNSP (comité national de salut public) dont le général Guéi était le chef. Après lélection présidentielle du 22 octobre dernier qui a eu un taux de participation très faible soit 35% de lelectorat et qui fut également fortement controversée suite à la non participation des grandes formations politiques comme le PDCI RDA (Parti Démocratique de Côte dIvoire) et le RDR (Rassemblement des Républicains) . Laurent Gbagbo le vainqueur de ce scrutin que nous pouvons qualifier danti-démocratique a entrepris de poursuivre les deux anciens plus proches collaborateurs du général Guéi. Au lendemain de la proclamation des élections les deux généraux se considerant hors de danger sont sortis de leur refuge et ont regagnés leur domicile respectif. Le 08 novembre dernier convoqué par le tribunal militaire les deux généraux ont été mis aux arrêts. Ainsi par rapport aux seules accusations du général Guéi, à des témoignages manifestement arrangés et à de simples présomptions et malgré des dossiers jugés vides par leurs avocats les généraux Palenfo et Coulibaly, privés de leur liberté, sont encore détenus au camp de la gendarmerie du quartier de Koumassi à Abidjan. Cette situation nous semble dautant plus paradoxale vu que le nouveau président Laurent Gbagbo qui avait appelé le peuple à descendre dans la rue contre la dictature du général Guéi qui a fait tiré sur la foule et causé plusieurs victimes a organisé a grande pompe une cérémonie publique et officielle de réconciliation avec le général «génocidaire» dans la capitale politique Yamoussokro plus précisement dans la maison de lex-président Félix Houphouet Boigny. Cette rencontre entre les deux hommes sest tenue au lendemain de la journée de deuil nationale décrétée par le nouveau président Laurent Gbagbo aux martyrs de la barbarie du général Guéi au mépris de la mémoire des morts, des souffrances des bléssés graves dont plusieurs seront handicapés à vie, et de la grande douleur des familles endeuillées. Le général Guéi qui a causé la mort de plusieurs ivoiriennes et ivoiriens dans la mesure où des forces de lordre ont tiré sur la foule qui sopposait à sa deuxième prise de pouvoir. Nous pouvons parler de second coup détat vu que le général a ignoré les résultats du scrutin et par la force sest autoproclamé vainqueur de ces élections,avec la dissolution de la C.N.E.(Commisson Nationale Electorale) Le nouveau président de la République Laurent Gbagbo complice du général Guéi prefere sacharner sur les généraux Palenfo et Coulibaly pour ces raisons suivantes: parce quils sont considérés comme des proches de lancien premier ministre Alassane Ouattara, président du RDR (Rassemblement des Républicains). Parce quils sont originaires du nord, et donc considérés comme des étrangers selon les tenants de livoirité, un concept qui classe les ivoiriens en deux catégories ceux de source mulitséculaire et les autres. Parce quils sont musulmans ils sont également soupçonnés de vouloir islamiser la Côte dIvoire en depit du verbiage constitutionel sur la laicite de lEtat Ivoirien Devant de tels abus de pouvoir guidé par la xénophobie, et lexclusion nous, membres du comité international pour la légalité et la democratie en Côte dIvoire, soucieux de lévolution démocratique de notre pays et souhaitant ardement quil vive richement ses diversités nous ne pouvons pas accepter ces graves dérives qui porte atteinte au droit de lhomme et poussent notre pays construit par des générations de peuples venus dhorizons divers à se replier sur lui-même, à lheure où la tendance mondiale est à la construction de grands ensembles. Nous avons ainsi décidé de faire une grève de la faim à partir du lundi 20 novembre 2000 à minuit pour exiger la libération des généraux palenfo et Coulibaly sans condition et immédiatement. La grève se poursuivra jusquà la libération des généraux et si nous nobtenons pas satisfaction, nous nous engageons dentreprendre dautres formes de révendications pour exiger que justice soit faite.
Pour le comité International pour la Légalité ET LA Democratie en Côte dIvoire. M. OUATTARA GAOUSSOU Rome le 18 novembre 2000
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