Le FPI demande l'arrestation d’ADO
Le FPI demande l'arrestation d’ADO (SG FPI) (L'Inter 23/11/02)
Le secrétaire général du FPI: "Notre pays est occupé par des barbares, des bandits, des terroristes, et pendant qu'on est en train de démêler l'écheveau, on ne comprend pas la réaction de certaines personnes(...)le président Gbagbo a anticipé face aux tergiversations des rebelles en prenant la décision de soumettre la constitution au vote référendaire. Il y a eu des déclarations. Mais celle qui nous a le plus surpris reste celle de Dramane Ouattara(...)Alassane Ouattara a fui avec toute la direction du RDR dès que la Côte d'Ivoire a été attaquée. Ayant refusé de parapher un document le soumettant à l'obligation de réserve, à l'ambassade de France où il a trouvé refuge, parce que n'étant pas, selon lui, le commanditaire de la rébellion, Dramane Ouattara devrait se taire. On ne peut donc pas accepter que ADO, depuis sa cachette, puisse semer le doute dans l'esprit des personnes de bonne volonté qui consacrent aujourd'hui tout leur temps à faire en sorte que notre pays retrouve la paix.
Par cette attitude et en rompant de façon unilatérale le droit de réserve auquel il est astreint, l'objectif de M.Ouattara n'est ni plus ni moins que d'appeler ses "terroristes" à la vigilance tout en les invitant à ne pas se laisser attendrir par les propositions du chef de l'État. Le faisant, M.Ouattara vient de montrer à la face du monde que le combat que mènent les rebelles et le MPCI est principalement son combat. Il est donc le commanditaire de cette souffrance infligée aux Ivoiriens et tombe comme tel sous le coup de la loi. Des dispositions doivent être prises pour qu'il réponde devant la justice ivoirienne(...)il doit être poursuivi(...)il faut que les juges se mettent au travail pour mettre au frais tous ceux qui emmerdent la Côte d'Ivoire", ce sont là les propos liminaires du liminaire du secrétaire général du FPI, M.Sylvain Miaka Ourétto qui n’est pas passer par quatre chemins pour dénoncer l'attitude du président du RDR. Ce dernier, juste après le souhait du président Gbagbo de soumettre la Constitution au vote référendaire, a estimé que le principe d'une telle consultation était "un premier pas et une preuve d'ouverture" mais que "les délais sont trop longs(NDLR:2003) et les procédures trop compliquées compte tenu de la crise que traverse actuellement le pays" avant de terminer pour dire que dans les jours à venir, il donnera le point de vue de son parti et fera des propositions de solutions. Pour le N°2 du FPI, "cette réaction est outrageante" pour quelqu'un dont les déclarations ont toujours été "des récriminations parce que des militants du RDR auraient été arrêtés". En outre, M.Miaka estime qu"en affirmant que le processus est long et complexe, ADO ne fait, en réalité, que donner des consignes aux terroristes à ses ordres dans le sens de rejeter les propositions du président de la République et de conduire les négociations dans l'impasse". M. Miaka s'étonne de ce que le mentor du RDR n'ait pas posé le problème de l'amendement de la Constitution pendant le Forum de la réconciliation nationale dont la tenue, selon lui, "est la preuve suffisante de l'ouverture d'esprit et de tolérance du président Gbagbo". Le secrétaire général du FPI, fustigeant l'attitude des rebelles qui sont tantôt pour la légalité constitutionnelle et le respect des institutions tantôt pour " un nouvel ordre politique", a crié son indignation face à la nébuleuse qui entoure l'ordre qu'ils proposent. "Ils plaident pour un gouvernement consensuel qui aurait la latitude d'amender la constitution. On veut nous entraîner vers un régime parlementaire. On veut nous tourner en bourrique. C'est ce qui est aberrant", a-t-il dit. M.Miaka a révélé que "le Comité central du FPI n'a pas hésité à lancer un appel au gouvernement pour que soient inscrits dans le programme de travail de l'après-crise les lancinantes questions relatives à l'identité et à la nationalité, à l'immigration et au code foncier". Interrogé sur le fait que l'exigence du FPI de voir Alassane Ouatarra traduit devant la justice ivoirienne n'allait pas, elle aussi conduire les négociations dans l'impasse en jetant l'huile sur le feu, le responsable du FPI a répondu par la négative. Pour lui, le président du RDR doit répondre de ses actes. M. Miaka Ourétto a de ce fait invité "la France, qui a accueilli M.Ouattara sur son territoire", à le "mettre à la disposition de la justice ivoirienne qui doit immédiatement engager la procédure". Le secrétaire général du FPI, qui était pour la circonstance entouré de Mme Odette Lohourignon, secrétaire nationale chargée de l'OFPI et du député Guilohourou, a lancé un appel à l'endroit des cadres du RDR, de la France et des ressortissants de la sous-région. Aux premiers, il a demandé de ne pas se laisser "envoûter par un individu aux ambitions sans contours" qui est même en train de substituer un autre parti, en l'occurence le MPCI, au RDR. A la France, il a tenu à dire qu'il n'y a pas de sentiment anti-français. "Il y a que le soutien de la France n'est pas ce qu'espèrent les Ivoiriens", a-t-il dit. Alors, "les Ivoiriens veulent simplement fouetter l'orgueil de la France, pays de Liberté, pour qu'elle nous aide à mettre fin à la tergiversation de la rébellion, à l'occupation d'une partie du territoire ivoirien". En un mot, le dirigeant du FPI estime que "la France doit se mettre derrière la Côte d'Ivoire". Aux pays frères de la sous-region, et principalement au Burkina, le secrétaire général du FPI a demandé de faire en sorte que la Côte d'Ivoire où leurs ressortissants viennent chercher leur survie demeure un pays stable pour toujours être hospitalier. Se prononçant sur les négociations de Lomé qui piétinent, M. Miaka Ourétto, comme pour traduire l’agacement du peuple ivoirien, a déclaré : “ La patience a des limites…


